Jean-Bernard Pouy

Jean-Bernard Pouy

 

On ne présente plus Jean-Bernard Pouy aux amateurs de polars. Il fait partie de notre histoire. C’est un peu un complice, un compagnon de route. Et c’est un grand honneur pour nous de l’accueillir à Millau.
Auteur de romans noirs, il est né le 2 janvier 1946 à Paris. Inventif et prolifique, il a écrit plus de cent dix polars et environ trois cent cinquante nouvelles. Il a reçu, en 2008, le Grand Prix de l’Humour Noir pour l’ensemble de son œuvre. Il est notamment le créateur du personnage Gabriel Lecouvreur, dit Le Poulpe, en 1995, aux éditions Baleine dont il est l’un des fondateurs. Adepte de l’Oulipo, il pratique assidûment l’écriture à contraintes ; il participe notamment à l’émission « Des Papous dans la tête » sur France Culture. Amateur de musique punk et de jeux de mots, Jean-Bernard Pouy est l’une des figures qui relancèrent la Série noire.
Mais toujours dans l’humour, la « déconnade », comme il dit : » Je suis ludique… Je mets des clés dans mes livres sans le dire. Si on trouve tant mieux, sinon tant pis. Écrire est un plaisir pour moi. Je joue« . Entre jeux de mots, calembours et néologismes, son écriture est empreinte d’une poésie où se mêlent humanité et cynisme.
Jean-Bernard Pouy a gardé les révoltes de son adolescence. Il continue à écrire des polars pour notre plus grand plaisir, et à publier des amis ou des jeunes qui débutent.
Avec « Ma Zad », son dernier livre, Pouy donne toutes ses lettres de noblesse au roman noir. Inspiré de l’actualité sans faire référence à une ZAD en particulier, il nous embarque entre critique sociale, désenchantement et émotion. Sans oublier l’humour, dans ce pandémonium ( Pouy adore ce mot), qu’est devenu le monde d’aujourd’hui. Salutaire.
Quelques titres : À la Série Noire / Gallimard : « Nous avons brûlé une sainte », « Suzanne et les ringards », « La Pêche aux anges », « L’Homme à l’oreille croquée », « La Clef des mensonges », « Le Cinéma de Papa », « La Belle de Fontenay »… Aux Éditions Baleine : « La Petite écuyère a cafté » (Le Poulpe), « Spinoza encule Hegel, À sec » ( Spinoza encule Hegel le retour), « J’ai fait l’aérotrain »…